Agronomie
En matière d’agriculture biotechnologique, Cellectis offre une technique d’amélioration de certaines propriétés de plantes cultivées par remplacement, ajout, suppression de gènes choisis ou par modulation de leur expression. Cinq des plus grands semenciers internationaux utilisent déjà les technologies Cellectis : BASF, Bayer Cropsciences, Pioneer, Limagrain et Monsanto.
Les Méganucléases peuvent être ingénieriées pour devenir spécifiques de n’importe quelle espèce de plante. Cellectis utilise ses technologies et expertises pour fournir aux semenciers des Méganucléases permettant de faire des modifications ciblées dans les génomes de plantes et de développer la prochaine génération de plantes de culture de qualité. Les modifications qui apportent de la valeur ajoutée aux plants existants comprennent l’empilement de gènes (gene stacking), la suppression d’un gène (knock-out) ou la modulation de la fonction de certains gènes.
Deux types « d’amélioration » des plantes se distinguent : les ‘input traits’ et les ‘output traits’. Les ‘input traits’ ou ‘traits agronomiques’ consistent à attribuer aux plantes une certaine résistance dans le but de réduire les coûts et d’augmenter les rendements. On peut par exemple apporter à une plante une protection contre les insectes, ou une tolérance aux herbicides. Il est aussi possible de les protéger contre des agents pathogènes, tels des virus et des fongiques, ou de leur apporter une résistance aux stresses environnementaux (sécheresse, froid, etc.). Le second type d’application, les ‘output traits’ ou ‘traits de qualité’, consiste à améliorer le côté qualitatif de la plante. On peut dans ce cas améliorer la valeur nutritionnelle d’une plante, exemple du riz génétiquement modifié contenant un fort taux de fer et de Béta-carotène (précurseur de Vitamine A). Il s’agit aussi ici de pouvoir produire des molécules thérapeutiques, à forte valeur ajoutée, comme il existe par exemple des arbres génétiquement modifiés avec moins de lignine et plus de cellulose pour l’industrie du papier. Il en est de même pour la production de plastiques biodégradables.
De plus, grâce à la technologie de Cellectis il est possible de supprimer les marqueurs, ces gènes qui permettent de vérifier le bon fonctionnement d’une modification génétique. Actuellement, lors d’un transfert d’ADN dans une plante, on couple le « gène d’intérêt » avec un marqueur. Ce dernier, par exemple un gène de résistance aux antibiotiques, permet de visualiser si le transfert génétique a fonctionné, et donc si le « gène d’intérêt » a bien, lui aussi, été intégré.
Aujourd’hui Cellectis développe des accords de partenariat avec les grands acteurs du domaine de l’agriculture biotechnologique pour que son approche d’ingénierie des génomes par Méganucléases soit adoptée et largement appliquée dans ce domaine. Les partenaires de Cellectis peuvent ainsi s’affranchir des approches de transgénèse aléatoire classiquement utilisées dans ces organismes. Cellectis structure ainsi autour d’elle un cercle d’utilisateurs licenciés ayant accès à ses technologies et à sa plateforme d’ingénierie de Méganucléases pour le développement de produits d’agriculture biotechnologique.
