Un nouveau modèle pour étudier les approches thérapeutiques par méganucléases publié dans la revue internationale Blood.
Paris, le 8 octobre 2009 – Cellectis S.A. (Alternext : ALCLS), le spécialiste français de l’ingénierie des génomes, annonce que les résultats d’expériences menées par l’équipe du Dr. Jean-Pierre de Villartay (laboratoire Inserm U768 dirigé par le Pr. Alain Fischer à Necker) en collaboration avec les équipes de Cellectis, ont récemment été publiés dans la revue scientifique internationale à comité de lecture Blood. Cet article décrit l’établissement d’une nouvelle lignée de souris permettant d’étudier en détails la réponse immunitaire adaptative (Reduced immunoglobulin class Switch recombination in the absence of Artemis, Rivera-Munoz et al., Blood, Aug 19, 2009). Ces souris représentent également un modèle important pour étudier la correction de maladies génétiques par des Méganucléases et faire ainsi progresser la technologie de Cellectis dans le domaine thérapeutique.
Le gène Artemis est impliqué dans la réparation des cassures double brin de l’ADN. Des mutations dans ce gène existent chez l’homme et sont responsables d’immunodéficiences combinées sévères. Ces maladies, toutes d’origine génétique, sont mortelles à court terme et ne peuvent se guérir que par une greffe de cellules souches hématopoïétiques.
Afin de disposer de modèles d’étude de la pathologie humaine, les équipes de Necker et de Cellectis ont développé des lignées de souris chez lesquelles le gène Artemis est absent, soit dans toutes les cellules – les souris obtenues n’ayant alors aucun lymphocyte mature-, soit uniquement dans les lymphocytes B matures. Les résultats obtenus confirment qu’Artemis est impliqué dans la maturation des lymphocytes B et T et indiquent que le gène intervient à plusieurs étapes de la production des immunoglobulines, les molécules responsables de la réponse immunitaire adaptative humorale.
Au-delà de ces études, ce modèle va permettre de tester de nouvelles approches thérapeutiques pour ces maladies, notamment par l’utilisation de méganucléases. « Ce modèle va nous permettre d’étudier in vivo la réparation de l’ADN dans les cellules souches hématopoïétiques, une étape importante dans l’application de nos technologies au traitement des maladies du sang » conclut Frédéric Pâques, Directeur Scientifique de Cellectis.
« Ces travaux constituent une base indispensable aux travaux menés par nos équipes Inserm en collaboration avec Cellectis sur la tentative de correction du déficit en Artemis fondée sur l’utilisation de méganucléases », ajoutent le Pr. Marina Cavazzana-Calvo et le Dr. Jean-Pierre de Villartay.
